Cette rubrique vous est ouverte ! Posez-moi toutes les questions qui vous préoccupent, faites-moi part de vos interrogations au quotidien ou concernant des sujets d'intérêt général liés à notre canton. Vous m'envoyez un message, je m'engage à vous répondre sous 3 jours, plus rapidement si mon agenda le permet. Votre question est mise en ligne, accompagnée seulement de votre prénom et de la date de votre message, gage de réactivité de ma part. Dans le délai minimum, la réponse est mise en ligne à son tour.
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5 décembre 2008. La venue du groupe FRUYTIER à la Roche en Brenil et la création d'un pôle de valorisation d'une ressource naturelle essentielle comme le bois sont d'excellentes nouvelles pour la forêt, l'économie régionale et l'environnement. S'y ajoutent pour la population locale des perspectives d'emploi et de valorisation de compétences. En tant que forestier, venu dans le Morvan en 1981 par choix de vie pour contribuer modestement à la dynamisation de la région et la mise en valeur du patrimoine forestier, c'est aussi pour moi la possibilité de continuer ce travail avec d'autres moyens. J'ai donc contacté en mai le responsable local de FRUYTIER pour lui proposer ma candidature pour la prospection et le suivi des exploitations forestières. L'entretien s'est passé dans de bonnes conditions aussi bien avec le directeur du site, M. Bertrand, qu'avec la personne chargée d'amorcer la mise en route des approvisionnements en bois. Une lettre du 18 août 2008 a confirmé l'intérêt porté à ma candidature mais soumise à un délai d'attente "pour l'approfondir". Il semble que les responsables aient à gérer de multiples problèmes techniques et de procédure avant d'envisager une mise en place d'une équipe pour la gestion de la ressource en bois et des entreprises. Avez-vous des renseignements quant à la mise en route effective de l'activité de l'usine et de personnes chargées de l'approvisionnement ? Christian
 


Bonjour, à ce jour, le projet suit son cours mais la conjoncture économique globale retarde quelque peu le planning. Je n'ai aucune information de remise en cause du dossier. Je pense que le projet va rebondir début 2009. Les embauches devraient reprendre. Prenez patience.
 

Je prends contact avec vous d'abord en tant que particuliers pour connaitre votre position par rapport à l'éolien. En effet, nous voyons sur le département ou même la région fleurir des projets éoliens à tout va. Les communes sont très réceptives à ces projets. Qui ne le serait pas au vu des apports financiers représentés par l'implantation d'un parc éolien? Si les projets se font, le budget de certaines communes va se trouver multiplié par 20 voire plus ! Je ne suis pas anti éolien ou pro éolien, seulement je m'interroge : 

- qu'est ce qui et prévu pour que l'implantation de l'éolien soit réfléchi au niveau global département ou région ?
- la problématique concernant le Milan Royal (rapace présent en région Auxois protégé, et menacé d'extinction) est elle prise en compte avant l'acceptation d'un projet ?
 

L'Auxois au même titre que le Morvan reste une région d'élevage et à ce titre a la chance d'avoir de beaux paysages. Allons nous accepter d'implanter de l'éolien en masse au détriment de nos régions. A t'on étudié pour les régions d'élevage une alternative qui consisterai à proposer aux communes de louer les surfaces de toits des bâtiments agricoles en y implantant du panneau solaires ?  D'avance merci pour votre réponse rapide. Cordialement, Valérie

18 octobre 2008 : Bonjour Madame, Je connais peu le sujet de l'éolien pour ne pas être en prise directe avec des projets sur la zone de Saulieu. Le Parc du Morvan s'est prononcé de façon très réservée sur ce sujet. Personnellement,  d'un point de vue paysager, je vois mal l'implantation de mats de centaines de mètres.

Par contre je serais prête à étudier l'installation de ce que l'on appelle le "moyen éolien", pas seulement par intérêt "financier" pour la collectivité, mais surtout pour fournir de l'énergie à un coût écologique moindre.

Je serais ravie de pouvoir en discuter plus à fond avec vous.

 

 

 

 

 

 

14 janvier 2008 : S'agissant d'étudiants ( et non plus de primaires, collégiens et lycéens qui sont pris en charge par le CG), il est possible de mobiliser le fonds d'aide à la mobilité des jeunes. Il s'adresse aux étudiants en alternance( CAP,BEP,BAC PRO,BTS, école d'infirmières ou d'aides soignantes). Si c'est bien le cas, je vous conseille d'adresser une demande par courrier à M.le Président du Conseil Général. Concernant votre autre enfant qui suit des études en Belgique, je ne vois que le dispositif ERASMUS géré par la Région. Reste à vérifier s'il est bien éligible. Je vous conseille là aussi d'adresser une demande aux services. Je reste à votre disposition si vous voulez me confier vos dossiers.  Bien cordialement
 


Madame la conseillère, les transports scolaires étant la compétence majeure du conseil général, un étudiant en BTS  peut-il prétendre à des indemnités lorsqu'il utilise son véhicule personnel pour se rendre à Dijon? D'autre part ma fille qui étudie, elle, en Belgique peut-elle bénéficier d'aides ? Merci d'avance. Philippe
 

 


Madame la conseillère générale, Avez-vous des informations concernant le planning des travaux d'installation de l'usine Fruytier à la Roche en Brenil, la presse ayant parlé de courant 2008. Par ailleurs, recherchant un emploi administratif, j'aimerai savoir à quelle adresse et à qui je peux d'ores et déjà envoyer ma candidature ? Je vous remercie d'avance.
Stéphanie le 14 octobre 2007

 

 


14 octobre 2007 : Bonjour Madame, Les travaux de construction de l’usine Fruytier devraient débuter prochainement. Les démarches administratives (déclarations, enquêtes publiques, …) préalables à toute installation industrielle de cette dimension sont longues et complexes. A ma connaissance tout n’est pas complètement bouclé à ce jour. Vous pouvez d’ores et déjà adresser votre candidature en écrivant au Directeur, M.P.Bertrand, en Mairie de la Roche en Brenil. Votre courrier lui parviendra. Bon courage dans vos recherches.


Pensez-vous qu'il faudrait changer la loi qui impose à un candidat à l'élection présidentielle de justifier de 500 parrainages de Maires ? Si oui, que proposeriez-vous ? Bernard le 16 mars 2007

 


17 mars 2007 : Le parrainage à l’élection présidentielle est selon moi, un principe essentiel. Il permet de « filtrer » les candidatures opportunistes et d’éviter une trop grande dispersion. Il est à noter que le parrainage n’incombe pas uniquement aux 36 000 maires mais appartient aussi aux Conseillers généraux et régionaux. Après le débat alarmiste des derniers jours, on constate aujourd’hui que la plupart des courants de pensée politique seront bien présents au rendez-vous du 22 Avril.

 


"Peut-on savoir quelles sont vos prises de position pour l'élection présidentielle ? Pouvez-vous nous parler de vos projets personnels dans ce cadre ?  merci" Anne-Marie le 14 mars 2007


16 mars 2007 : Je soutiens la candidature de Nicolas Sarkozy qui est, pour moi, le plus à même à répondre aux enjeux auxquels est confronté notre pays, par son « parler vrai », sa volonté de ne plus subir « les privilèges » ou les « ordres établis » par certains. Ses propositions osent rompre avec la démagogie et le ronronnement ambiant. La France doit se remettre en cause et je n’ai pas le sentiment que les positions des autres candidats aient bien pris acte du déficit abyssal qui est le nôtre. Nous sommes la première génération qui reporte son « train de vie » sur ses enfants.

Quant à votre question sur mes « projets personnels dans ce cadre», j’avoue ne pas en comprendre le sens.

 


"A quand l’internet très haut débit ?" Benoît le 12 février 2007


15 février 2007 :  La démarche que nous mettons actuellement en place sur le canton (voir édito/dossier), doit permettre un meilleur accès haut débit, notamment aux foyers qui ne bénéficient pas à ce jour de l’ADSL. S’agissant du très haut débit (à savoir plus de 2 MB), il nous faudra attendre 2010 et  la mise en place par la région du réseau WIMAX qui irriguera l’ensemble de la Bourgogne et nous permettre de nous connecter à cette « autoroute de l’internet ».
 

 

 


"Comment conciliez-vous vos deux mandats au Département et à la Région ?" Valérie le 10 janvier 2007
 


11 janvier 2007 :  Très naturellement car ces deux mandats ont une dimension prospective et se complètent. La mission principale des élus départementaux et régionaux est de préparer l’avenir en ce sens qu’ils définissent les infrastructures structurantes (transports, collèges, lycées,…),  les équipements stratégiques pour l’avenir (voies de communication, réseaux,…). Le fait d’être au Département comme à la Région permet de suivre un dossier jusqu’à sa complète instruction.

Il en va ainsi des projets de logements des communes dans le cadre des «cœurs de village» du Conseil régional et du Contrat de territoire du canton de Saulieu avec le Conseil général ou encore des investissements comme l’aménagement et la desserte des gares - bois de Saulieu et la Roche en Brenil qui permettent aujourd’hui à cette dernière de développer un projet de plateforme  d’activités.

 


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Bonjour Madame, votre qualité d'élue et votre sens de l'intérêt général m'amènent à vous poser les quelques questions suivantes : Pourquoi personnaliser l'URL du site plutôt que de le banaliser ? Ne voyez-vous pas un petit problème à finalement associer dans l'esprit des administrés, même inconsciemment,  tout un tas de réalisations dans votre canton à votre seul nom ? Pourquoi votre site ne fait-il aucune mention de votre tendance politique et du parti auquel vous appartenez ? Mme Bécavin ne travaillant pas pour rien, qui a financé le développement du site et financera sa mise à jour ? Un peu de transparence vis-à-vis des administrés ne saurait gêner....... Cordialement". Jean-Pierre le 18 décembre
 


22 décembre : Je tiens d’abord à vous remercier pour votre intérêt et vos questions. Elles me donnent l’opportunité d’apporter des informations complémentaires qu’il est parfois délicat de donner directement.

  J’ai choisi de réaliser un site sur les actions que je mène en tant qu’élue locale sur le canton de Saulieu mais pas uniquement. Comme vous avez pu le constater, je suis également Conseillère Régionale, Vice Présidente du Parc du Morvan et je participe à des structures telles que le Service Départemental d’Incendie et de Secours, l’Office Public HLM, …. Mes responsabilités me conduisent à travailler sur de multiples dossiers où territoires que je peux ainsi présenter, en toute transparence. Je considère en effet que l’élu a des comptes à rendre sur son action.

  Tout élu se doit d’informer sur les actions menées sur le territoire dont il a la responsabilité, d’autant plus s’il les a conduites lui-même où s’il a concouru à leurs réalisations. C’est un impératif de lisibilité de l’action publique et de transparence : Dire ce qu’on fait, faire ce que l’on dit.

  En période d’élections, il est selon moi nécessaire d’afficher clairement sa «couleur» politique. Une fois élu, c'est-à-dire choisi, l’important est d’agir, de travailler avec tous les gens de bonne volonté, quelles que soient leurs idées politiques, et se retrouver sur des «valeurs» d’intérêt collectif. Je ne pratique pas l’esprit partisan qui ferme aux autres. Ce site est un outil d’échange et d’information où chacun doit pouvoir se retrouver et s’exprimer.

  Ce site est et sera entièrement financé par moi-même, comme d’ailleurs toutes les actions de communication qui sont menées personnellement par les élus. 

J’espère avoir répondu à vos demandes. Dans le cas contraire ou pour d’autres remarques, je reste à votre disposition. Très cordialement
 

 


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Pourquoi créer votre site internet ? Est-ce un effet  de mode ou en ressentez-vous un réel besoin ? Quelles sont vos motivations ?" Christine le 8 décembre 2006
 


8 décembre : J’ai voulu ce site pour élargir encore les opportunités de communiquer et d’échanger avec vous. L’attente, le besoin d’information et de dialogue sont aujourd’hui une demande grandissante et tout à fait légitime de chacun. L’élu, en utilisant tous les outils mis à sa disposition pour communiquer, se nourrit de l’échange et des réflexions des uns et des autres.

C’est en tout cas ce que ce site sera, un lien entre vous et moi pour expliquer, questionner, approfondir, découvrir…

 


"Quelles sont pour vous les qualités essentielles requises pour assumer son rôle d'élu local, concilier ses objectifs personnels et ses engagements ?" Gérard le 7 décembre 2006
 


8 décembre : Il n’est pas forcément très difficile de devenir « élu », il est effectivement plus compliqué d’en «assumer » comme vous le dites, toutes les responsabilités et les devoirs, sans céder aux faiblesses du pouvoir ou de l’égocentrisme, bref être fidèle à soi-même et à l’engagement que l’on a pris devant les électeurs.

Pour ces raisons, je vous répondrai que la première des qualités est à mon sens d’avoir un projet pour la collectivité que l’on a en charge, pour le bien des hommes et des femmes qui la compose. L’élu a une mission pour une durée limitée, celle qu’il s’est donnée dans son programme de mandat et que les électeurs ont choisie. L’élu, c’est celui qui porte un message et partage, des valeurs, des projets, qui donne un sens à son action, qui propose sa vision de l’avenir et engage ce qui doit être fait. C’est celui qui agit, impulse, accompagne, écoute, conseille, fait partager et respecter.

La seconde qualité, tient selon moi dans la valeur humaine de celui qui prétend faire et parler pour les autres. Pour être légitime dans cette mission d’élu, il lui faut je crois d’abord un grand sens de l’humilité, un réel respect pour les autres, sans considération de leur appartenances, origines ou niveau social, une capacité d’écoute, de compréhension … Que des postures évidentes à priori, mais qui dans la réalité, sont souvent ignorées.

Enfin, la troisième qualité essentielle a mon sens c’est la capacité à entraîner, mobiliser les énergies, à travailler en équipe en partageant les responsabilités. Il y a une citation qui dit « Pour être suivi, tu dois courir plus vite que les autres ». Cela résume bien la nécessaire imagination, créativité et l’énergie que doit mobiliser tout élu.

Telle sont, selon moi, les qualités essentielles pour concilier éthique personnelle et responsabilités d’élu. Il faut bien avouer que c’est un défi quotidien !
 






 


"Étant donné le contexte français actuel, vous semble-t-il qu'il y a encore des barrières culturelles pour les femmes en politique ? quelles sont les qualités spécifiques d'une femme en politique ?" Martine le 7 décembre 2006
 


8 décembre : Je ne sais pas s’il s’agit tant de barrières culturelles que politiques. Je crois en effet que la grande majorité de nos concitoyens sont prêts à confier plus de responsabilités aux femmes. Ils les pensent à l’écart de tout ce qui a pu ternir le monde politique jusqu’à lors. Ils les pensent nouvelles dans leur façon de faire, dans leurs priorités, … Ils les pensent moins assoiffées de pouvoir, moins autoritaires, plus promptes à l’écoute, à la concertation, au dialogue,... Plus proches des besoins et des réalités quotidiennes ;

C’est pour la « classe politique » qu’il est plus difficile de faire une place aux femmes, de reconnaître leurs compétences. Ainsi, rares sont celles qui arrivent à s’affirmer pour ce qu’elles sont et à s’affranchir de la tutelle de quelques élus masculins. Pour cela, elles doivent faire preuve de personnalité, de pugnacité, voire de courage.
 

 


"Dans un proche avenir,  nous allons être confrontés à la mondialisation et de ce fait à des changements importants dans différents domaines. Avez vous intégré dans vos réflexions une analyse sur les actions et les moyens qu'il  serait souhaitable de prévoir afin de préparer notre jeunesse à ces futures échéances ?" Jacques le 6 décembre 2006
 


8 décembre : C’est un sujet majeur et complexe. Je vais essayer de donner des éléments de réponse en quelques lignes. Nous sommes déjà confrontés aux effets de la mondialisation et cela va aller crescendo. Qu’il s’agisse de production de viande bovine, de matériau bois, où encore de sous-traitance des industries textiles ou plasturgiques, nos entreprises locales, sont d’ores et déjà concurrencées par des pays où les coûts de main d’œuvre et de production sont largement plus bas que les nôtres. Que faire face à ces distorsions de concurrence qui handicapent lourdement nos entreprises et font fondre les emplois locaux ? Tout d’abord, prendre conscience qu’aujourd’hui, un pays ne peut pas vivre en se fermant aux autres. Le principe même de cette concurrence s’impose dans le monde actuel. Il nous faut donc chercher à faire avec et « tirer notre épingle de cette nouvelle donne mondiale ». Notre atout premier, c’est la qualité. Nous ne pourrons faire moins cher que ces millions de chinois qui travaillent 12 heures par jour pour 5 centimes d’euros. Mais aujourd’hui nous pouvons « vendre » la qualité de nos produits en valorisant notre technicité dans certains secteurs qui ont fait notre renommée, le  respect de l’environnement, la traçabilité et ce notamment dans les domaines agricoles et forestiers, mais aussi touristiques. Aujourd’hui, ces arguments ne sont plus superflus et deviennent des critères de choix pour un nombre de plus en plus importants d’européens. Car la démarche européenne, c’est aussi de dire que les concurrents d’aujourd’hui sont des consommateurs de demain. Des millions de nouveaux européens aspirent à notre niveau et notre qualité de vie. Notre second atout, c’est selon moi, notre antériorité et notre capacité à nous adapter. L’économie française à une histoire, elle à déjà fait face à de nombreux bouleversements. Les acteurs économiques ont toujours été les moteurs des mutations sociales (révolution industrielle, révolution numérique…). Cette transformation du marché mondial est une véritable révolution pour tous les pays de la vielle Europe qui se retrouvent « malmenés » sur des secteurs économiques jusqu’à lors préservés.

C’est le défi d’aujourd’hui, savoir s’adapter à un marché désormais mondial, savoir valoriser nos atouts, nos savoir-faire, la reconnaissance de nos entreprises dans les secteurs « phares », savoir remettre en cause nos méthodes pour trouver notre place dans ce nouvel « ordre » économique mondial.