Été 2002

 

Réflexions d'après élections...

 

Les élections présidentielles puis législatives ont permis aux Français de choisir leur scénario d’avenir. Ils ont finalement écarté les offres passéistes et dangereuses et opté pour une politique optimiste et courageuse qui aborde les enjeux à venir avec lucidité. Le monde d’aujourd’hui n’obéit plus aux mêmes règles qu’hier et il n’est pas facile de trouver sa place dans ce nouvel ordre mondial. L’avenir de la France passe nécessairement par une Europe solidaire et forte. Elle seule permettra à notre vieille civilisation occidentale de continuer à croître et se développer dans le respect des valeurs qui ont toujours été les siennes. L’enjeu pour nos générations est de faire en sorte que la France soit encore demain un des principaux moteurs de cette Europe qu’elle a largement contribué à construire. Pour cela, nous devons, comme nos partenaires, considérer l’Europe comme une opportunité et non plus comme une contrainte, nous impliquer pour ne plus subir des réglementations aberrantes et inadaptées qui nous sont pourtant imposées (comme on l’a vu dernièrement avec le projet de réforme de la PAC). L’enjeu est de taille. Aujourd’hui, plus de 70 % de la réglementation qui s’applique quotidiennement aux français est issue du Parlement européen. Pour mieux vivre l’Europe, il faut que nos politiques s’y investissent davantage et qu’ils n’évacuent pas la question européenne des débats nationaux sous prétexte qu’elle n’est pas électoralement « porteuse » .

 

Ces dernières élections ont également donné à nos concitoyens l’occasion d’afficher clairement leur volonté d’alternance. La droite unie sous la nouvelle bannière de «l’UMP» a largement remporté ces élections, mettant ainsi fin à « une trop longue cohabitation »  Cette nouvelle union est la bienvenue. Tout d’abord parce qu’elle répond à l’attente des citoyens : une vie politique plus simple et plus lisible ou l’intérêt général et la politique prennent le pas sur les intérêts catégoriels et les ambitions personnelles.
 

Ensuite parce qu’elle est un des éléments de réponse aux dérives populistes et extrémistes, observées lors de ces dernières élections. En effet, que serait-il advenu si les électeurs de droite s’étaient dispersés dès le premier tour des présidentielles comme les électeurs de gauche ?

On peut voir dans la présence de multiples candidatures, un signe de bonne santé de la démocratie, mais on doit néanmoins s’inquiéter de voir fleurir :

des candidatures uniquement intéressées par l’aide publique versée en fonction du nombre de suffrages recueillis.

des mouvements extrémistes qui n’ont plus cours dans la plupart des démocraties,

des populistes qui exploitent l’exaspération des Français sans jamais proposer de solutions réalistes aux problèmes de société,

des ambitieux qui s’appuient sur des partis uniquement pour construire leur ascension personnelle.

 

L’ampleur de ces phénomènes qui ne sont pas nouveau, doit toutefois nous alerter. Il est impératif que les forces politiques modérées, qu’elles soient de droite comme de gauche, reconsidèrent leur message et leur organisation, afin de mieux répondre à l’attente des Français.

Telle est l’ambition de cette «UMP » qui, je l’espère, marque le début d’une nouvelle étape de la vie politique française.

Sa raison d’être n’est pas d’imposer une pensée unique mais clairement d’adapter notre système aux exigences d’aujourd’hui, de mettre un terme aux luttes intestines alimentées par l’existence de groupuscules qui sclérosent notre vie politique plus qu’ils ne la font avancer. Ce grand mouvement d’union, c’est l’affirmation de l’essentiel, nos valeurs communes, la volonté de travailler ensemble, dans le respect des sensibilités de chacun.
 

 L’actualité locale


Le Tourisme, 3ème secteur d’activité économique en Bourgogne (5.3 % du PIB) soit 1.78 Milliard d’Euros, après le commerce (10 %) et l’agriculture (7 %).

Tels sont les enseignements des premiers comptes bourguignon du tourisme qui viennent de paraître à l’initiative de la Région, de l’État et du Comité Régional du Tourisme. Ils confirment l’importance majeure de la filière touristique dans l’économie bourguignonne ( 9ème rang national avec une dépense moyenne de 28.97 euros par personne et par jour ).

Ce budget moyen se ventile de la manière suivante :

1) Transport et consommation courante (16 %),

2) Achat de vins et de services (12 %),

3) Courses alimentaires (11 %),

4) Restauration (9 %),

5) Hébergement (5 %),


Au-delà des sommes en jeux, ces chiffres démontrent que le tourisme est bel et bien aujourd’hui une activité dont l’impact s’étend à tous les secteurs de l’économie rurale.

 

Fermeture de l’usine d’incinération des déchets ménagers de SAULIEU

Depuis de nombreux mois, l’usine d’incinération de SAULIEU ne répondait plus aux normes en vigueur. Elle pouvait menacer la santé publique et la qualité des produits de notre terroir (voir article du Figaro du 8 février 2002). Le Préfet de Région a donc décidé la fermeture fin Mai et demandé des analyses de l’air et du sol. Depuis et dans l’attente de l’ouverture d’un centre de traitement ou de la création d’une nouvelle usine d’incinération, les déchets ménagers sont stockés dans des décharges voisines. Que va donc devenir l’usine de Saulieu? Affaire à suivre…

 

Les plates-formes d’initiatives locales : aides à la création d’entreprise

Organisé dans le cadre d’un partenariat avec le Conseil Régional, les Conseils Généraux, les Chambres de Commerces et de Métiers, ce dispositif permet de répondre rapidement et avec souplesse aux besoins des porteurs de projet. Ils peuvent ainsi bénéficier d’une aide au démarrage de leur entreprise. Des prêts dits « d’honneur » allant de 2 000 à 22 000 euros sont octroyés après examen des dossiers par des commissions locales. S’adresser à M. Hertwig (C. des Métiers): 03.80.63.13.52 ou M. GIRARD (C. de Commerce): 03.80.92.39.67.

 

Les suites du projet d’éco-village - vacances à CHAMBOUX

Encore au stade de l’étude de faisabilité, ce projet ne donne pas lieu, à ce jour, à des sollicitations financières auprès des collectivités ( Conseil Général de la Côte-d'Or, Conseil Régional de Bourgogne, Etat, Europe). Le Parc Naturel Régional du Morvan a, quant à lui, déjà fait part de ses exigences en matière de qualité environnementale ( normes HQE). Compte tenu de l’impact local en termes environnemental, touristique et financier, ce dossier devra, en temps voulu, faire l’objet d’un large débat d’aménagement local.

 

Après les Pays, bientôt une Communauté de Communes du canton de SAULIEU.

Les communes du canton se sont largement impliquées dans le débat de réaménagement de notre territoire. Au final, 10 communes ont opté pour le Pays de l’Auxois-Morvan, 2  pour le Nivernais-Morvan, 1 pour l’Avallonnais et 1 ne s’est pas positionnée. A présent, les communes du canton mettent à profit l’été pour travailler à la constitution d’une Communauté de Communes qui pourrait rassembler l’ensemble du canton. Seules 4 communes s’interrogent encore : MONTLAY-EN-AUXOIS, JUILLENAY, SINCEY-LES-ROUVRAY et ROUVRAY. Décision dans les prochains mois pour une création prévue début 2004.

 

Rentrée scolaire 2002 sur le canton

La chute toute relative des effectifs de la maternelle de SAULIEU (de 150 à 142 élèves) risque d’entraîner la fermeture de la 6éme classe à la rentrée. Avec presque 30 enfants par classe, cette fermeture occasionnera vraisemblablement des difficultés de fonctionnement. Il nous faudra être vigilants pour interpeller, le cas échéant, l’Inspection d’Académie.

Le Regroupement Pédagogique Intercommunal (R.P.I) des élèves de THOISY/VILLARGOIX/LA MOTTE, dans les écoles de THOISY et VILLARGOIX, permet de maintenir ouvertes ces deux écoles et d’envisager dans le cadre des contrats cantonaux en faveur de l’enfance, des actions éducatives de proximité.

La Côte-d'Or est un des 5 départements français où les transports scolaires sont encore gratuits.

L’organisation est chaque année plus compliquée et plus lourde financièrement : la multitude des filières et des établissements complexifie le dispositif. Les exigences des familles et de la desserte en milieu rural sont difficiles à satisfaire. C’est pourquoi il est aujourd’hui envisagé de confier des compétences d’organisation de transports complémentaires aux structures intercommunales de proximité. Celles-ci seront plus à même, moyennant accompagnement financier, de mettre en place des transports répondant aux besoins des habitants. Budget Transport 2002 de la Côte d’Or: 24 Ms d’euros (soit 160 MF). 962 euros soit 6 310 F sont dépensés annuellement pour le transport quotidien de chacun des 230 enfants du canton.